Hong Kong 061

Avant de rentrer (pour de bon ?) en France, j’avais décidé depuis bien longtemps de passer quelques jours à Hong Kong. Déjà en janvier sur le chemin aller vers la Nouvelle-Zélande, mes 8 heures d’escale auraient pu me permettre un aperçu de la ville. C’était sans compter sur les 8 heures de retard causées par la neige à Roissy Charles-de-Gaulle.

Cette fois-ci pas de retard. Enfin si, 2 heures. Mais sur les deux jours et demi prévus sur place, l’impact est nul.

Alors Hong Kong c’est comment ? Autant vous le dire d’emblée, je n’ai pas aimé. Il faut dire que la barre était haute après un an en Nouvelle-Zélande et deux semaines dans les îles Fidji où l’accueil était extrêmement chaleureux, amical. Je suis arrivé de nuit, en fin de soirée, un peu fatigué après avoir (mal) dormi dans l’aéroport d’Auckland entre deux vols. Je découvre Hong Kong de nuit, des néons allumés dans ce quartier, Kowloon, animé. Mais à peine descendu de mon bus, je me fais accosté par un type qui, voyant ma valise et mon profil caucasien, me demande si je recherche une piaule pour la nuit. Non non lui dis-je, j’ai ce qu’il faut. Plusieurs mètres plus loi, rebelote. Des tas de types traînent sur le trottoir et accostent, principalement les personnes dont le look ne fait pas très local, pour leur proposer une chambre, une fausse Rolex, un costume…

Pendant ce temps-là, je recherche toujours ma Guest House, sorte de backpackers du coin. Seulement, j’ai oublié que j’arrivais dans une sorte de mégalopole faite de gratte-ciels et que mon hébergement du coin n’aurait probablement pas « néon sur rue » ! Je m’arrête quelques instants pour demander à un de ces types s’il connaît Cosmic Guest House. Il me demande l’adresse exacte, le nom du building, l’étage… Oui car me dit-il des Guest House il y en a partout, à tout étage… Là le premier type revient au galop et me redemande si je cherche une chambre. Las, je l’envoie chier. Fatigué, un peu perdu, m’en fallait pas plus.

Après avoir chopé une connexion Internet, je note les informations nécessaires. A l’entrée de la tour, un type m’accoste et me dit de le suivre pour la Guest House. Ce que je fais, avant de me rendre compte que sa Guest House n’est pas la mienne. Relou ! Finalement, arrivé au 12e étage d’un bâtiment en mauvais état, je découvre ces drôles de chambres. Sur le site Internet la chambre simple que j’avais réservée avait l’air sympa. Propre, moderne, confortable. La réalité fut tout autre. 9m² a tout casser. La gérante me dit qu’elle a une chambre moins chère et que si je suis intéressé, je peux l’avoir. Bof. Je demande à voir la chambre que j’avais réservée : encore plus bof, surtout à la vue de ce cafard qui se balade sur l’oreiller…

N’ayant que deux nuits à passer, la moins chère et plus petite fera l’affaire.

Hong Kong by Night - Hong Kong 031

Les deux jours suivants, balade dans le quartier de Mong Kok et Kowloon, dont la pointe sud offre un beau point de vue sur la skyline de Hong Kong Island.

Avenue of Stars - Hong Kong 003

Le quartier de Kowloon est connu pour ses nombreuses petites boutiques photo qui jonchent Nathan Road et où l’on peut trouver et marchander du matériel photo à pas cher, enfin moins qu’en France. Mais à quel prix ! Ne les cherchez pas sur des étiquettes à côté des produits. Le plus souvent la première question que le vendeur vous pose, après celle consistant à savoir ce que vous recherchez, est combien vous voulez mettre. Étrange. Bien sûr, ils prennent soin de mentionner que vous bénéficiez de la garantie internationale du constructeur !! Garantie qu’ils n’hésitent pas à retirer pour faire baisser les prix. Genre, « je te le fais moins cher mais sans la garantie… » 1 Bref ces boutiques puent l’arnaque. Et j’ai failli me faire avoir. Je voulais profiter de cette escale pour upgrader mon matériel photo. Après avoir compris comment cela fonctionnait, les doutes sur la garantie et le risque de se taper la TVA au retour, j’ai renoncé à un nouveau boitier (le Nikon D90) pour me contenter d’un nouvel objectif, le Nikon 50mm 1.4G. Le type me dit qu’il l’a, me fait essayer le modèle d’expo, et m’informe que si je le veux je dois payer d’abord pour qu’il aille le chercher dans une boutique avoisinante. Je suis sceptique. Mais why not. Après avoir payé, méthode du sabot, j’attends mon matériel sagement, pendant que le type me vante les mérites d’un autre objo, plus cher, mais d’une meilleure qualité, blabla, car fabriqué au Japon et pas en Chine, blabla… Devant l’insistance du type, je comprends vite qu’en réalité il n’a pas l’objectif que je souhaite. Il veut me refiler celui d’expo, qui comme par hasard n’a pas de pare-soleil, pas de housse… Bref, comment perdre une heure de son temps. Le type déchire la facture CB et je me tire. Finalement j’achèterai mon matériel dans le quartier de Mong Kok, bien plus sérieux avec des boutiques style Darty ou Fnac. Bon j’attendrai 1h30 qu’ils aillent chercher mon objo dans une autre de leurs boutiques, mais au moins j’aurais un objo complètement neuf, avec sa housse, son pare-soleil… Pas d’arnaque. Et pas beaucoup plus cher au final.

Hong Kong 016

Mais le pire des premières boutiques est l’agressivité des vendeurs dès que vous prenez trop de temps pour réfléchir ou que vous posez trop de questions. Genre, dans une d’elles, j’ai racheté un trépied 2 et le vendeur commençait à s’énerver me voyant surpris de voir la façon dont fonctionnent les cartes bleues et lui demandant pourquoi il notaient les numéros de ma carte à l’aide de papier carbone ! Bon au final il semblerait que ça marche comme ça ici.

J’aurais pu passer sur ces accueils un peu froids, limite agressifs, de la part de vendeurs à la sauvette ou de boutiques peu fréquentables, si en repartant vers l’aéroport, le chauffeur du bus n’avait pas rajouté une couche. Là le gars m’engueule presque parce que j’ai pas l’appoint pour mon ticket de bus ! Désolé mais je ne peux pas deviner qu’il faut le compte juste ! Et que ce n’est pas une raison pour hausser la voix en me disant de trouver des passagers qui auraient la monnaie. Deux secondes plus tard, il s’énerve et me dit d’aller m’assoir à l’étage. Comme on dit, « bonjour l’accueil » !

Lors de mon année en Nouvelle-Zélande, j’ai eu de nombreux échos sur l’accueil à la française, comment nous étions parfois mal aimables avec nos touristes. C’est un secret pour personne. Mais là je crois que nous avons de beaux concurrents en la matière !! 😀

Hong Kong ne m’aura donc pas plus séduit que ça. De par son accueil, sa vie, son architecture, sa pollution…

Retrouvez toutes mes photos sur mon Flickr.

  1. Il faut savoir que si vous souhaitez vraiment avoir la garantie constructeur, il vous faut à la douane française déclarer vos produits et vous acquittez de la TVA de 19.6%. Les économies substantielles réalisées alors disparaissent comme neige au soleil !
  2. Oui, car j’en avais déjà acheté un en Nouvelle-Zélande mais que j’ai un jour oublié dans le bus m’emmenant à Wellington…