C’était la raison principale de ma venue à Londres en novembre. Un rêve de gosse : voir un match de foot dans un stade anglais

Alors même si plus jeune, lors de mes années en club, mon favori anglais était -et restera- Manchester United et son King Éric, je n’ai pas résisté à un match des Gunners d’Arsenal à l’Emirates Stadium. Qui plus est en Champions League face au Paris Saint-Germain.

Emirates Stadium - London
Emirates Stadium – London © Julien Blavette

Dès le tirage au sort des poules en août dernier, j’ai guetté le calendrier et les réservations Eurostar. Le match tombait parfaitement : en novembre, soit assez loin pour bénéficier d’un bon tarif de train. Sportivement, c’était un bon deal, le match s’annoncerait comme une finale avant l’heure pour la première place.

Bref, j’ai booké mon train et mon Airbnb bien avant d’avoir mes places pour l’Emirates. En tant qu’abonné au Parc Des Princes, je savais que j’aurais la priorité sur l’achat de place. Comme à Barcelone au Camp Nou deux ans plus tôt. Oui, un jour je vous raconterai cet épisode…

Arsenal – PSG à l’Emirates Stadium

Mercredi 23 novembre, jour de match, me voilà arrivé de bonne heure à Londres. Autant profiter d’être dans la capitale anglaise pour la découvrir un peu plus. Et puis il n’y avait pas de retour possible juste après le match. Et tant mieux. Cela m’a permis de visiter l’Emirates Stadium le lendemain matin. 

Emirates Stadium - London
Sur la pelouse de l’Emirates Stadium © Julien Blavette

Je logeais à Islington, quartier de Londres, tout proche du stade et des quartiers d’Arsenal. Le soir du match, beaucoup de monde à pied pour rejoindre le stade. Dans la bonne humeur. Je suis d’ailleurs assez surpris par la facilité d’accès au stade, tant pour les locaux que les visiteurs.


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Nous sommes tous mélangés, pas de « parcage » des Parisiens. L’accès se fait par les mêmes portes. On est tous ensemble dans la rue. 

Arsenal – PSG à l’Emirates Stadium © Julien Blavette – photo iPhone

On ne doit pas être loin des 3-4000 supporters parisiens qui ont fait le déplacement. Et on est plutôt bien placé contrairement au Camp Nou qui nous avait logés tout en haut du stade. Là, nous sommes en 1/4 de virage, au bord du terrain, idéal pour voir le match, voir nos joueurs après la célébration d’un but. Nous en verrons deux d’ailleurs. Pas dégueu. 

Emirates Stadium - London
Tribune 1/4 de virage – Emirates Stadium © Julien Blavette

Question ambiance, les Parisiens ont répondu présents. L’Emirates nous entendait bien. Trop peut être. Comme au Camp Nou, j’ai trouvé qu’il y avait peu de répondant en face. Public de spectateurs comme de plus en plus en Europe. La cherté des billets à Arsenal explique peut-être cela. 

Mais le match s’est joué dans une bonne ambiance. À l’anglaise. À la sortie, nous sommes une fois de plus tous ensemble dans la longue file qui se forme pour monter dans le métro. Pas d’incident. Pas d’incivilité. Le score n’y prêtait pas : les deux équipes se séparant les points (2-2).

Visite de l’Emirates Stadium

Emirates Stadium - London


Le lendemain matin, comme prévu donc je m’en vais visiter le stade et ses coulisses. Pour avoir un accès complet au stade, il ne faut pas le visiter un jour de match : les vestiaires, le couloir vers le terrain ne sont pas ouverts au public.

Emirates Stadium - London
Tunnel d’entrée des joueurs © Julien Blavette
Emirates Stadium - London
Couloir d’entrée des joueurs © Julien Blavette

Un lendemain de match est le moment parfait. En visitant les vestiaires de l’équipe visiteur, j’ai peu voir quelques traces du passage du PSG : les indications au tableau, les instructions de l’UEFA. Sympa. 

Emirates Stadium - London
Vestiaire du PSG à l’Emirates Stadium © Julien Blavette

La visite est vraiment intéressante : des loges, des salons de la direction avec les trophées, en passant par les vestiaires jusqu’à l’entrée sur le terrain et son banc de remplaçants, on n’en loupe pas une miette.

Emirates Stadium - London
Dans les loges de l’Emirates Stadium

Emirates Stadium - London
Vestiaire d’Arsenal © Julien Blavette

Jusqu’à la salle de presse, aux salles d’interviews de joueurs… bref on y est ! On peut jouer à Arsène Wenger sur son banc, au joueur interviewé et son « l’important c’est les 3 points ».

Le club n’a pas oublié le merchandising, le marketing. Sur le parcours on peut se faire photographier sur fond vert pour se faire incruster aux côtés du coach en tant que nouvelle recrue. J’ai zappé cette étape. Mais pas la dernière : la visite terminée on finit sur la boutique avec un certificat de visite. Soit simple, soit avec une photo « dédicacée » du joueur de notre choix. 10£. Allez, faisons-nous plaisir. J’ai demandé Olivier Giroud. La fille se plante et me ramène Ozil. Je décline. Elle recommence. Et du coup elle m’offre la dédicace ratée. Bilan : deux pour le prix d’une. 🙂

Certificat de viste de l’Emirates Stadium – Dédicace Olivier Giroud

Visite du Musée d’Arsenal


Le billet pour la visite du stade comprends également une entrée libre pour le Musée d’Arsenal. Et il est bien foutu. On en apprend beaucoup sur ce club, son histoire, ses personnages, ses trophées, ses heures de gloire… ça donne envie de le soutenir un peu plus en Premier League. 🙂

Arsenal Museum
Pelouse de l’ancien stade Highbury © Julien Blavette
Trophée d’Arsenal © Julien Blavette
Maillot historique d’Arsenal © Julien Blavette

Je ne vous fais pas l’historique. Pas envie de vous spoiler la visite ! Mais elle est instructive. 

Emirates Stadium - London
Autour de l’Emirates Stadium © Julien Blavette

Après un dernier tour de stade, complètement désert, je regagne Islington, pas mécontent de ces deux jours en terre londonienne. Avec une idée en tête, revenir chez la Perfide Albion, mais cette fois pour voir Man U, ou Liverpool pour entendre son magnifique « You’ll Never Walk Alone ». Un jour oui. J’irai. 

En attendant ce moment, je me prepare à un autre championnat : le Calcio. Dans quelques jours je file à Naples, et j’aurai l’occasion d’aller voir les Azzuris face à la Sampdoria de Gènes. 

Toutes les photos sur mon Flickr.