On est samedi. Je devrais vous faire une petite note musicale traditionnelle aux samedis matins. Je vais plutôt vous raconter mon concert d’hier soir. Celui de Raphaël. Encore. 7 mois après son concert en acoustique au Théâtre Marigny, il a remis ça dans la mythique salle de l’Olympia. Pour un concert beaucoup plus rock cette fois.

Pour celles et ceux qui penseraient que Raphaël est un chanteur à midinettes, qui joue pépère sur scène détrompez-vous. On est bien loin de cette image. Accompagné de musiciens, dont un guitariste qui semble tout droit sorti des groupes de hard rock des années 80-90, Raphaël a repris ses anciens tubes version beaucoup plus rock que sur l’album, si bien que parfois il faut quelques minutes d’intro musicale pour reconnaitre un « Ne partons pas fâchés » ou un « Schengen ».

Oui parce que même si le but du concert est de jouer son nouvel album, Raphaël, comme il le dit lui même, n’est pas vache. Il reprend de « vieilles » chansons qu’on attend tous qu’il joue. Toutefois il ne remontera pas plus loin que l’album « Caravane ». Excepté quand lors du rappel il interprète « Sur la Route ». A ce moment là on a tous cru que Jean-Louis Aubert, présent dans la salle, allait le rejoindre sur scène pour un duo. Surtout que celui-ci n’était plus assis à sa place. Mais non. Dommage.

Pas de trace non plus de son avant dernier album « Je sais que la terre est plate ». Si ce n’est Le Vent de l’hiver. Toujours dans le rappel.

Place était donc faite aux nouveaux titres de son album, dont javais eu la chance d’entendre les premières notes lors du concert au Théâtre Marigny. Et effectivement, comme je le disais, cet album est bien plus rock, plus engagé. On a beaucoup entendu le chanteur ces derniers mois sur les plateaux TV qui a surpris beaucoup de monde avec sa chanson « Patriote » aux accents d’Hexagone d’un vieux Renaud. Certains s’en sont offusqués. De jeunes vieux de l’UMP en appelaient même au boycott. Ridicule.

Moi j’aime. J’aime ses textes, sa musique, sa façon de chanter. Parfois on retrouve un peu de Saez. Comme dans Terminal 2B, où il parle plus qu’il ne chante. Chanson qu’il voulait d’ailleurs lancer sur les ondes FM pour la sortie du nouvel album. Les radios lui ont préféré le Bar de l’Hôtel et Le Patriote. On comprend aisément pourquoi.

J’aurais presque pu reprendre ma dernière note consacré à son dernier concert. Des similitudes. La boite rythmique qui donne des allures de rock psychédélique au concert. Ou encore les covers. Hommage à Alain Bashung avec Osez Joséphine. Et Bowie, toujours Bowie, et son Modern Love.

A un moment, Raphaël s’est même risqué à l’auto-tunes et ses drôles de sons qui rappellent les Black Eyed Peas. Mouais. Pas convaincu là par contre.

Un dernier mot sur la première partie. On a eu la chance d’avoir et de voir Guillaume Grand, dont le titre « Toi et Moi » a envahi les ondes ces dernières semaines. Je ne connaissais que celle-ci de lui,et je dois dire que les autres chansons qu’il a interprétées m’ ont donné envie de pousser plus loin. J’aime bien la voix un peu raillée. Sympa.

Bref, un super concert. Encore.Le premier d’une petite série : viendront dans les 15 jours AaRON et Gossip. Déjà vus aussi. Mais comme pour Raphaël, quand on aime, on ne compte pas. 😉