Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

C’est toujours difficile de savoir par où commencer quand on raconte une histoire. Je pourrais la faire à la Cédric Klapisch et son Auberge espagnole en disant que tout a commencé à Orly Sud sur le tarmac. Mais le Romain Duris (du même film et des Poupées Russes) qui sommeille en moi me répondrait que « ce n’est pas une histoire d’avion qui décolle ».

A peine quelques lignes déjà et mon esprit commence à vadrouiller ailleurs. Envie de m’égarer, de vous raconter mon auberge espagnole (irlandaise plutôt) et mes poupées russes à moi, ma quête de la Princesse, mon conte de fée, mon Neverland… Mais non, revenons sur la Crête.

Assez peu de choses à dire sur ce séjour en lui même si ce n’est mes journées à me dorer au soleil et ses 35°C, au bord de la piscine à bouquiner, à écouter mon i-pod et le soundtrack de ma life. Ça fait du bien. Penser à rien, évacuer, se vider l’esprit. Bref, une semaine farniente comme je le fais rarement à l’étranger. Oui parce que d’habitude, mes vacances à l’étranger, c’est plutôt visites, balades, découvertes, exploration…un peu comme ces 3 semaines passées en Italie avec mon sac à dos et ma voiture, de Milan à la Sicile. Ou encore mon Road Trip sur la Route 66 il y 5 ans. Bref, là, j’avais envie d’autres choses. De calme. Et dans un 5 étoiles, en All Inclusives, franchement, on en profite pour se faire dorloter, glander.

A une exception près : ma journée dans le Sud de la Crête. Là c’était bien. Le Nord de la Crête c’est sympa, mais pour rester à l’hôtel car l’extérieur c’est pas génial. C’est la Costa Brava grecque. Des hôtels partout, des bouts de plage pas terribles, du monde partout, des revendeurs de fausses D&G en veux-tu-en-voilà, bref pas grand chose. Le Sud c’est autre chose. A peine engouffré dans les montagnes crétoises que l’on découvre des petits villages bien typiques, avec ces petites églises orthodoxes, ces mamies habillées tout en noir, le bar du village vide avec ses deux papis devant un vieux poste de télé…bref de l’authentique.

Puis le bout du monde. De l’Europe. Une mer d’huile. Chaude, trop chaude si bien que l’on plonge très bas pour sentir les courants froids. Peu de monde. Le bonheur. Trop court. Il faut déjà remonter, rendre la C3 de location. A peine rentré, et déjà plongé dans la piscine du Stella Palace. Seul ou presque.

L’hôtel a ses bons côtés. On y rencontre du beau monde. Féminin j’entends. C’est drôle comme parfois vous rencontrez des gens qui vous font penser à d’autres. Telle Irène, cette jolie brune du bar de la piscine, les yeux noirs, la taille fine et petite, la peau mate. Mon style de femmes. J’ai toujours préféré les brunes, et à quelques exceptions près n’ai connue qu’elles. La ressemblance avec celle qui partagea quelques mois de ma vie s’arrête là, mais c’est tout de même à elle que je pense en la voyant. Tout comme celle qui ne dîne jamais loin de ma table avec son chéri me rappelle mon Américaine. Où encore cette jeune italienne en maillot de bain sportwear qui me rappelle une histoire plus récente et plus courte encore. Je vous l’ai dit : mes poupées russes. 😉

Mais celle qui marque la fin de mon voyage ne ressemble à personne. Blonde, la trentaine passée, plus âgée donc. Je ne sais pas pourquoi, mais toute la semaine, je n’y ai pas prêté attention. L’âge peut être. J’aime pas trop la différence d’âge dans ce sens. Mais ce jour là, c’est pas pareil. Assise sur le transat à côté, elle n’a cessé de me regarder. On sent ce genre de choses. On regarde à son tour. Si bien qu’il arrive un moment où on se demande qui regarde l’autre finalement. Bref, je ne sais pas trop pourquoi, mais elle a fini par marquer mon attention… Trop tard peut être. Un peu comme dans mes souvenirs de colo où le dernier soir les monos organisaient des boums, et où des amours d’été naissaient. Aujourd’hui je serais mono je la ferais dès le premier soir la boum. C’est dur de faire ça à des gamins. Le dernier soir. Reste plus que le courrier longue distance pour entretenir ces relations naissantes. Quoique aujourd’hui ils ont msn, skype…à mon époque…blabla discours de jeune vieux… 😀

Bref, tout ça pour dire que la Crête c’est sympa.