Ninety Mile Beach and Cape Reinga - Northland - New Zealand

Poster et partager ses photos sur Flickr, accompagnées de bons tags, réserve de belles surprises, comme celle de se voir publier dans un magazine !

Le magazine néo-zélandais SPOT North m’a contacté il y a quelques semaines pour avoir l’autorisation de publier une de mes photos dans leur tout nouveau magazine.

Habituellement, j’ai tendance à monnayer mes photos, et j’y reviendrai plus tard. Mais là, je n’ai pas voulu batailler, et qui plus est, c’était pour le premier numéro d’un magazine consacré à la région nord de l’île du Nord.

J’ai eu comme un coup de cœur, comme une envie de rendre un peu de ce que j’avais reçu en Nouvelle-Zélande. Particulièrement dans cette région où j’ai passé mes premières semaines, vécu de belles expériences.

Donc au premier échange j’ai accepté de donner ma photo, sans qu’ils oublient évidemment de citer l’auteur de la photo (moi donc) et d’afficher l’adresse internet de mon book (www.blavette.com).

Cadeau.

Ninety Mile Beach and Cape Reinga - Northland - New Zealand 001

La publication d’une ou plusieurs photos amènent toujours son lot de questions : je l’offre et je suis publié dans un magazine, ce qui flatte mon égo et c’est toujours bon à prendre, ou bien je la vends au risque de me voir envoyer bouler ?

J’ai choisi la première option pour les raisons que je viens d’évoquer.

Mais les petits malins sont revenus à la charge, m’envoyant 4 liens supplémentaires de mes photos sur Flickr. Comme dit l’autre, « tu pousses le bouchon un peu loin Maurice ».

J’ai cette fois répondu que pour ces photos il faudrait y mettre le prix, qui n’est pas forcément élevé (il existe des grilles tarifaires pour ça). Et là, il n’y a plus personne. On vous répond que le magazine se créant, les fonds ne sont pas mirobolants. Mouais. Comme me l’a dit un ami Directeur artistique, quand t’as l’argent pour lancer un nouveau magazine, tiré je crois à environ 15 000 exemplaires, tu peux te permettre de lâcher quelques dizaines d’euros pour rémunérer un photographe.

Donc j’ai tenu bon, luttant contre tout désir de gloire éphémère. 🙂

Le problème est qu’en acceptant d’offrir mes photos, je tue le marché de la photographie. Non pas que je sois un artiste en la matière et que mes clichés valent des milliers d’euros, mais certains vivent ou complètent leurs revenus par la vente de photos. Si tout le monde se met à offrir ses photos, pourquoi continuer de payer ?

De même, ces photos là ont une certaine valeur, un certain coût de production (équipement, déplacement, temps…). Tout travail mérite salaire.

J’ai fait une exception pour la première. D’ailleurs pour la petite anecdote, après m’avoir dit qu’ils comprenaient ma position et qu’ils espéraient un jour pouvoir se permettre d’acheter les photos, ils m’ont demandé s’ils pouvaient utiliser, pour la photo « offerte », telle photo plutôt que celle demandée initialement. WTF. J’ai pas répondu. Ils ont compris et ont répondu qu’ils diffuseraient la première.

Je ne connaissais pas les conditions de publication de ma photo. Allait-elle être minuscule, petite, moyenne… Surprise !! Et elle fut de taille quand j’ai ouvert mon mag tout droit arrivé de Nouvelle-Zélande et que j’ai vu qu’elle constituait le sommaire, en double page. Plutôt cool.

Et le magazine est plutôt sympa, avec plein de jolies photos. 😉

Voici donc la petite histoire de ma photo dans le SPOT North magazine. 😀

PS : un guide online sur Barcelone m’a contacté pour les mêmes raisons. J’ai répondu qu’il fallait payer. Et depuis, silence radio…