Kaikoura - East Coast - South Island - New Zealand
Chaque année le célèbre National Geographic lance un grand concours photo ouvert aux professionnels comme amateurs. Ouvert à tous à condition de débourser la modique somme de 15$. Le prix : 10 000$ pour le grand vainqueur. 2 500$ pour les vainqueurs des 3 thèmes que sont cette année : les gens, les lieux, la nature.

Les autres auront le droit de voir leur photo dans le magazine. C’est déjà énorme comme prix je trouve.

J’ai décidé, à quelques jours de la fin du concours, de participer. Pour le fun. En me disant que « Qui ne tente rien, n’a rien« . Cela a toujours été ma devise.

Quand je vois la beauté des autres photos, la mienne paraît bien fade à côté. Je crois même que si j’avais fait un tour avant sur la galerie des participants, je n’aurais peut être pas posté ma photo.

Kaikoura - East Coast - South Island - New Zealand

J’ai donc choisi cette photo prise à Kaikoura, en Nouvelle-Zélande, il y a un an et demi déjà. C’est une de mes préférées, toute catégorie confondue. Nous descendions avec Yann et Nico à Dunedin pour aller voir le match des All Blacks contre le XV de France. Kaikoura était sur la route. Je me souviens encore de la prise. Nous étions montés sur les collines de la petite ville pour avoir le meilleur point de vue sur ces montagnes qui se jettent littéralement dans l’océan. C’est un des seuls lieux au monde où de si hautes montagnes se trouvent si près de l’océan, profond de quelques 1500 mètres.

Je shootais un peu partout, comme ça, sans trop d’idée précise. Puis mes deux amis se sont éloignés, regagnant le chemin. C’est là que de loin, j’ai zoomé avec mon 16-85 mm pour obtenir cette photo.

C’est marrant comme une photo peut résumer à elle seule un sentiment, une expérience, un souvenir. Celui de la Nouvelle-Zélande. La revoyant, j’ai toujours ce couplet et cette chanson de Keane dans la tête :

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I walked across an empty land
I knew the pathway like the back of my hand
I felt the earth beneath my feet
Sat by the river and it made me complete
Oh simple thing where have you gone 1

Chanson qui était d’ailleurs présente dans la 2e partie de mon petit film sur la Nouvelle-Zélande.

J’aime le voir et le revoir. Ça me fait du bien. Cela me renvoie à ses petits moments de voyage où tout semble si simple, où rien n’est compliqué. Ça l’était parfois, mais comme toujours avec le recul, le temps qui passe, ses moments deviennent de bonnes expériences. Des expériences qui me manquent. Surtout où dans des moments comme aujourd’hui, je m’ennuie. Pas personnellement. Mais professionnellement. Pour mieux comprendre, je vous invite à lire cet article ô combien parlant pour moi et qui résume bien ce que je pense, ce que je vis.

Alors dans ses moments là, je me replonge dans mes photos, mes films. Et aussi dans les photos des autres qui sont de belles incitations aux voyages.

Je vous invite à feuilleter le magazine National Geographic. Les photos de paysages sont toutes plus belles que les autres. Ça donne envie d’être sur la route.

I’m gonna be all the way out there, all the way fucking out there. Just on my own. You know, no fucking watch, no map, no axe, no nothing. No nothing. Just be out there. Just be out there in it. You know, big mountains, rivers, sky, game. Just be out there in it, you know? In the wild. [Into the Wild]

  1. J’ai traversé un pays désert, je connaissais le chemin comme ma poche, j’ai senti la terre sous mes pieds, assis près de la rivière, j’étais comblé. Oh, chose simple, où es-tu partie