Le vol Paris-Dubaï fut court. La nuit encore plus. Après un dîner aux alentours de minuit-1 heure devant un Nicolas Cage (Knowing), il ne me restait plus beaucoup temps pour dormir. Arrivé à 8h30 heure locale (+2), j’ai bien du mal à faire surface.
Ma journée à Dubaï - Émirats Arabes Unis
Je passe tranquillement le contrôle des passeports, mais moins aisément celui des douanes. Le douanier émirati me demande si je fume, question à laquelle je réponds évidemment par la négative. Le Monsieur ne semble pas me croire et me conduit vers sa collègue pour une fouille de mon sac à dos. Et je peux vous dire qu’elle a été très minutieuse dans sa tache.

Quand d’autres dans leur illusion de la sécurité jettent un œil vite fait dans votre sac, elle, s’est mise à tout éplucher. D’abord ma sacoche, en retirant mon portefeuille et le vidant, prenant carte par carte. « Ça c’est ma VISA…Ça c’est mon Amex…Ça c’est ma carte de retrait NZ… » me disais-je intérieurement.
Toutes les cartes ont été scrutées aussi bien celle de fidélité du kebab turc de Napier que celles de l’UMP. Oui oui. Je me marrais tout seul quand elle les a sorties. La carte simple, la Platine (si si je vous jure, ça existe ^^), et celle du comité de soutien de 2007 avec la tête de notre désormais Président. Je me suis demandé si elle saisissait. Elle a tout défait et tout remis impeccablement, mais dans le désordre, dans mon portefeuille.

Chaque recoin était fouillé. Parfois elle sortait des miettes de cookies ou de que-sais-je-encore, les émiettait et les passait même sous son nez, au cas où. Hmm. J’ai eu de la chance, j’ai échappé au touché rectal, mais à un moment je me suis demandé si ça n’allait pas finir comme ça.

Après cette bonne demi heure de perdue, heureusement que j’ai 18 heures d’escale, je me dirige vers la sortie de l’aéroport en prenant soin avant de retirer quelques dirhams pour ma journée.
Surprise ma carte VISA ne passe pas. Après plusieurs tentatives, je réalise qu’elle est bloquée. Merci ma banque. J’appelle la France et ma maman pour tenter de remédier à cet incident, et la banquière confirme que ma carte est bloquée, ajoutant « je ne savais pas que vous partiez » dit-elle !! Quelle c… genre je vais t’appeler pour te dire « tiens là je prends l’avion, je m’arrête une journée à Dubaï et une à Bangkok alors ça serait bien que tu ne bloques pas ma carte… ». Bref passons sinon je vais encore m’énerver sur ces banquiers dont on se demande bien ce qu’ils foutent…

La galère donc. Pour mon escale à Dubaï, je n’ai pas un rond, que dalle. Même pas 3 dirhams pour me payer un bus vers le centre ville. Pas d’euros en billets qui traînent et que je pourrais échanger. Et même plus de dollars US. Généralement j’ai toujours quelques dollars sur moi de mes anciens voyages et dont je me dis qu’ils me serviront un jour. Sauf que là je venais de les donner à ma chérie pour son voyage aux States…donc rien. Je sens que je vais passer la journée dans cet aéroport quand je retrouve un billet de 10$ NZ que j’échange aussitôt contre 23 dirhams, de quoi me payer un passe pour le bus, et deux bouteilles d’eau dans la journée.

Oui parce que jusque là il faisait bon. Merci la climatisation dans l’aéroport. A peine dehors, je sens les 35°C que le commandant de bord avait annoncés trois heures plus tôt. Une fournaise. Et il n’est que 11 heures du matin.

Ma journée à Dubaï - Émirats Arabes Unis

Direction le centre ville. Ne connaissant pas la ville et n’ayant pas de plan, je ne sais pas trop quand descendre alors j’attends et en profite pour une balade pas chère et surtout dormir un peu dans le bus. Je cherche le quartier financier et ses gratte-ciels, mais la visibilité est quasi réduite à néant par ce ciel grisâtre, épais, non pas par la pollution mais probablement à cause du sable dans la région !

Ma journée à Dubaï - Émirats Arabes Unis

J’aperçois alors les Emirates Towers, qui ressemblent plus à deux vieux modèles de téléphone portable qu’à autre chose, et qui quelque part marque l’entrée du Trade Center. En descendant du bus, je tombe enfin sur un plan de bus. Je réalise alors un peu mieux où je suis et surtout je vois que je ne suis pas très loin de ces îles artificielles en forme de palmier créées récemment, et inaugurées en grande pompe.

Sous la chaleur accablante, j’en prends la direction, avant de finir par prendre le bus.
En voyageant les distances sont souvent trompeuses : en bien ou en mal. Pour le coup, je suis bien plus loin de ce que le plan me laissait imaginer et me rabat donc sur un bus. Je n’ai jamais été aussi content de prendre le bus, et même de l’attendre. Car le bus est climatisé. Mais surtout l’arrêt de bus est en fait une pièce en verre sur le trottoir fermée et climatisée. 18°C !! Yeah ça fait du bien.

Dubaï - EAU - 3 août 2009

Mais une fois redescendu du bus, en quelques minutes c’est déjà les grosses sueurs sous la casquette. Une solution : je marche le long de la plage, et me dis que je ne peux pas passer à Dubaï et ne pas me baigner dans ses eaux. Et surtout vu le temps ça me ferait le plus grand bien. Ou pas. Je plonge à l’eau, mais celle-ci est tout aussi chaude que la température extérieure, et très salée aussi au passage. Si en Nouvelle-Zélande, la mer n’est pas très salée, ici elle l’est. Bref, j’ai plus l’impression d’être dans mon bain qu’à la plage. C’est la mer la plus chaude que j’ai jamais essayée (sic).

Ma journée à Dubaï - Émirats Arabes Unis

Après cela, je regagne le centre ville en bus, et fait un tour dans le Gold Souk !! Ambiance sympa et complètement différente. Dubaï allie les belles et flamboyantes maisons, avenues, des buildings à l’architecture originale, avec des quartiers et des rues beaucoup moins luxuriants, plus populos. En redescendant le long de la rivière, je regarde les petites embarcations de taxi bus côtoyer les plus grosses et dans un bien plus mauvais état qui semblent être vouées au transport mais de marchandises qui sont étalées sur le quai en vrac. Comme si les propriétaires attendaient le chaland.

Ma journée à Dubaï - Émirats Arabes Unis

Me voilà désormais à l’aéroport. Il est bientôt 23h. L’embarquement n’est pas avant 02h30. Mais j’ai mon PC chargé et le Wifi gratuit pour me faire tenir.

Par contre, j’ai faim. J’ai faim, j’ai faim, j’ai faim. 😀

J’ai tenté le Burger King il y a une heure, mais ma carte ne passait toujours pas. Je me suis rabattu sur les derniers cookies pour patienter jusqu’à mon plateau repas de 4h (?) !!
La prochaine fois, je fais comme Doc, j’emporte une mallette avec des billets non pas pour chaque époque, sinon pour chaque pays traversé !!

J’arrive demain (mercredi 5 août) à 12h25 (heure locale) à Bangkok pour en repartir à 19h50, et atterrir enfin en Nouvelle-Zélande le 6 à 14h50 !!

L’aventure continue…