Les vacances ont cela de bien qu’elles me permettent de lire. Lire les bouquins qui m’intéressent mais qui s’entassent sur ma table de chevet. Celui-ci, je l’avais commencé aussitôt que l’on me l’avait offert. Mais la période un peu agitée à cette époque m’avait fait arrêter sa lecture. Il avait donc fini par rejoindre la pile.

J’en ai profité pour me replonger dedans.

Ok j’avoue, en vacances, au bord d’une piscine, sous 35°C, il y a plus reposant comme sujet. Il y a aussi plus discret comme livre qu’un roman qui arbore la croix gammée sur sa couverture, si bien qu’entre deux sauts dans l’eau, je retournais le livre afin qu’il n’y ait pas de confusion.1

Le pitch : Août 1969 : une jeune fille mystérieuse, d’origine tchèque, débarque dans une petite île sur le Rhône. Elle arrive en France, c’est la fin du Printemps de Prague. Sa mission : percer l’énigme des accords de Munich en retrouvant le dernier survivant du 29 septembre 1938, Edouard Daladier. L’ancien président du conseil, que l’on croyait mort, vit reclus dans une cabane de pêcheur…

L’ancien président du Conseil, le Président, va alors livrer ses secrets sur cette fameuse journée de septembre 1938, où avec Chamberlain, Hitler et Mussolini, le sort de l’Europe allait être scellé. C’est évidemment romancé, mais ça n’en reste pas moins intéressant. On a même parfois l’impression d’être dans cette pièce avec eux, de sentir la colère parfois soudaine du Chancelier allemand, l’embarras du conciliateur Benito face aux excès de son « ami », mais surtout la difficulté devant laquelle se trouve Édouard Daladier, pris entre ses accords et l’amitié historique de la France avec la Tchécoslovaquie, et en même temps, l’impréparation de la France à une éventuelle guerre d’envergure…qu’elle ne peut de toute façon mener sans son allié et perfide albion. 😉

C’est franchement intéressant et permet de bien comprendre la situation de l’époque, en France et en Europe. Et souvent critique envers les politiques, dont on pourrait à quelques passages faire des rapprochements avec l’époque actuelle.

Et sinon un dernier mot : avant d’ouvrir le livre, je pensais aussi qu’en 1969, Daladier était mort. Mon père m’a fait la même réflexion quand je lui ai prêté. Comme quoi…

  1. A ce sujet, j’ai toujours eu envie de lire Mein Kampf de Adolf Hitler, pour comprendre, mais se trimballer avec ce bouquin sous le bras, vous avouerez que c’est assez délicat…