Un mois avant l’échéance, j’ai mis fin à l’aventure Frogz. Je ne vais pas rentrer dans les détails qui m’ont poussé à prendre cette décision, mais pour faire simple et court, la motivation n’était plus là, et visiblement cela se ressentait dans les textes que j’envoyais régulièrement.

Le job de rêve ne l’était plus pour moi ; je ne prenais plus plaisir à faire ce que je faisais. Pourtant j’aime écrire, raconter ce que je fais, ce que je vois. Mais la différence entre le faire pour soi et le faire pour autrui avec des comptes à rendre est grande. Tout comme l’est celle entre écrire des pages et des pages sur un blog et écrire quelques lignes de résumé dans un guide de voyage.

Peut être que je n’ai pas su faire. Peut être que je n’avais plus envie de bien faire. Peut être les deux.

Mettre à jour un guide n’est pas évident. Vous repassez derrière quelqu’un qui a déjà posé ses mots sur ce que vous voyez et ressentez. Je crois que j’aurais préféré l’écrire depuis une page blanche. Pour cela évidemment il aurait fallu plus de temps dans chaque village traversé pour s’approprier les lieux et leur histoire, l’ambiance qui s’en dégage.

Pour une autre fois peut être. Pour un autre voyage. Qui sait ?

Je vous rassure, je ne suis pas amer. J’en ai bien profité (vous avez pu le constater), mais au vu des circonstances, il était temps pour moi de passer à autre chose.

Depuis ce matin donc, je suis libéré de mes obligations. J’ai repris la route, à mes frais cette fois. Je ressens ce que j’avais pu ressentir à chaque fin et début d’étapes de mon voyage. Un sentiment de liberté, qui s’accompagne de son lot de questions. Que faire ? Par où commencer ? L’impression de courir après le temps, dans le sens où j’ai des choses à régler avant de passer à la prochaine étape. Et chaque petite étape est dépendante de la précédente. Tout doit bien s’emboîter.

Aujourd’hui, je suis à Picton, au nord de l’île du sud. Demain, je prendrai le ferry, quitterai cette belle île du sud, et remonterai vers Auckland, en passant par Napier, voir mon ami Manni, le propriétaire du backpackers où j’ai passé deux mois et demi.

Une fois à Auckland, je vendrai ma voiture au plus vite, pour passer à l’étape suivante. Mais ça je vous le raconterai plus tard…

PS : eh oui comme vous pouvez le voir sur la photo, Elvis n’est pas mort ! 😉
Ça soufflait ce jour là sur la côté Ouest sur le pont pour l’Heaphy Track.