J’ai donc quitté Auckland ce lundi, et ne suis donc plus un Jafa comme ils disent ici (JAFA = Just Another Fucking Aucklander).

J’ai taillé la route avec deux Françaises, de Toulouse, Christelle et Fleurine, qui dimanche se sont acheté une voiture au Car Market d’Auckland. Ici on achète une voiture d’occaz comme une baguette de pain. De nombreux kiwis ou touristes en fin de voyage y revendent leur voiture ou van. Parfois à des prix dérisoires comparé à ce qui se fait chez nous. Ainsi par exemple, les deux « bichettes » ont acheté leur voiture, une Mitsubishi, 2 200 NZ$ soit 1 100 € ! Et la voiture est loin d’être une poubelle !

Sur la route de Whangarei - New Zealand 007

Après, la paperasse administrative qui chez nous aurait pris un temps fou ne prend ici que quelques minutes et 9 NZ$ !! Cela va si vite qu’une des Françaises rencontrée au Backpackers disait avoir l’impression de rouler dans un Van volé au début.

Bref. Lundi midi, nous sommes partis tous les 3 à Whangarei où nous attendait tous les 3 mais séparément notre nouveau travail : le Wwoofing !!

What that ? Wwoof signifie Willing Worker On Organic Farms, soit Travailleurs volontaires dans les fermes organiques. Les « organic farms » sont donc des fermes où le produit chimique n’a pas sa place et où l’exploitant va user de toutes les ressources naturelles dont il dispose pour développer son activité. Je ne vous fais pas le cours vous expliquant les effets pervers des produits chimiques aussi bien sur les plantes que sur les hommes. Et leur relation à la terre. Ainsi avec l’apparition de certains produits modernes, l’homme en a même oublié certaines techniques traditionnelles d’agriculture. Tout se perd !

Tout ça pour dire que de nombreux kiwis exploitent, de petites ou grandes fermes organiques, parfois pour simplement subvenir à leurs besoins, parfois pour gagner leur vie.

1er Wwoof - Whangarei - New Zealand 004

Le Wwoof est lui né en 1973 en Nouvelle-Zélande pour permettre à des volontaires de rester dans des fermes 1 et aider les propriétaires dans leurs taches courantes contre le gîte et le couvert. Les buts étant d’apprendre aux gens les techniques de base de l’agriculture organique, de permettre aux citadins de vivre l’expérience à la ferme (quiconque me parle de La Ferme Célébrité est banni de ce blog illico presto ^^), de montrer d’autres façons de vivre et aussi d’apprendre à devenir auto-suffisant, sans oublier le fait de pouvoir rencontrer des gens et donc de s’ouvrir un peu…

Et là vous vous dîtes : « Julien est devenu Hippie, il fait son soixante-huitard sur le retour… » 😉

Même pas. J’ai décidé d’être Wwoofer pour plusieurs raisons.

La première : faut bien manger ! Mon compte en banque n’étant pas celui d’un certain Baron, et n’ayant pas encore trouvé de boulot dans la grande ville, je me suis dit que le gîte et le couvert contre un peu d’aide (4 à 6h par jour) me permettraient de voir venir.
Mais aussi manger dans le sens bien manger. Car les douze (premiers) derniers jours à Auckland n’ont pas brillé par leurs apports nutritionnels en fruits et légumes. Merci les pates, le Burger King et son menu à 5.50$ et les nouilles chinoises lyophilisées (merci à la très grande population asiatique du Centre ville d’Auckland…^^’).
Je partais mal. Même si les pates et le Mcdo je ne trouve pas ça dégueu non plus. Mais bon, mon Web Diététicien m’en aurait voulu à force. 😉

Mais surtout, je me suis dit que la meilleure façon de découvrir la Nouvelle-Zélande et les kiwis était de vivre avec eux, comme eux. Et pour voir du Pays, il n’y a pas mieux que de passer de fermes en fermes. Oui parce que généralement le Wwoofer ne s’éternise pas chez son hôte.

Donc je suis monté à Whangarei avant de rejoindre dans quelques jours Kaitaia tout au Nord, en passant peut être avant par Kerikeri, Paihia, Russel… Puis je redescendrai petit à petit vers le Sud et la seconde île…

Voilà donc ce que je fais depuis lundi. Je ne dis pas que je le ferai tout le long de mon périple, mais pour le moment, j’y trouve mon compte. Ca me plait bien.

Demain je vous raconterai plus en détails ce que je fais comme tâches, et qui sont mes hôtes…

Ah !! et j’oubliais : il y a un inconvénient à vivre avec les Néo-zélandais, c’est leur accent ! Parfois il m’arrive d’être complètement largué !! C’est ça de s’être habitué à Auckland, à un anglais parlé par des Allemands, des Israéliens, des Français, des Suisses, ou même par des Anglais…
Je lutte un peu, mais ça va finir par rentrer. Après tout, j’ai survécu un an à l’accent nord irlandais et ai fini par le comprendre…ou pas…
😀

PS : desole, pas de musique aujourd’hui. Je voulais mettre Ridan – L’Agriculteur, mais visiblement ici Deezer est en acces tres limite… je vais finir par uploader moi meme mes chansons… des que j’aurais une connexion potable depuis mon laptop.

  1. Je parle de fermes en terme générique, ce ne sont pas toujours des fermes comme on l’entend chez nous, c’est parfois des B&B ou des maisons avec un potager…