A coup sûr vous connaissez Bryan Cranston mais son nom ne vous dit rien. Peut être le connaissez-vous mieux sous le personnage de Hal, le père un peu débile de Malcom dans la série éponyme (Malcom in the Middle en VO).
En janvier 2008, l’acteur change totalement de registre et campe depuis Walter White, le personnage principal de la série Breaking Bad, diffusée tous les dimanches soirs aux États-Unis sur la chaîne AMC (Mad Men, The Prisoner)1.
Changement radical puisqu’il passe d’une série comique et légère à une beaucoup plus noire, dramatique. Et les critiques le lui rendent bien. S’il a plusieurs fois été nommé aux Emmy Awards pour la première sans jamais gagner, il a déjà remporté 2 Emmy en 2008 et 2009 pour la seconde.
Le pitch de Breaking Bad :
Walter White, 50 ans, est professeur de chimie dans un lycée du Nouveau- Mexique. Pour subvenir aux besoins de Skyler, sa femme enceinte, et de Walt Junior, son fils handicapé, il est obligé de travailler doublement. Son quotidien déjà morose devient carrément noir lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un incurable cancer des poumons. Les médecins ne lui donnent pas plus de deux ans à vivre. Pour réunir rapidement beaucoup d’argent afin de mettre sa famille à l’abri, Walter ne voit plus qu’une solution : mettre ses connaissances en chimie à profit pour fabriquer et vendre de la drogue de synthèse.
Sur le papier on pourrait se dire que c’est une copie de la série Weeds où une jeune mère de famille se met à dealer de l’herbe à la mort de son mari pour mettre ses enfants à l’abri du besoin et garder le rythme de vie aisée qu’ils avaient. La différence est dans le ton, dans le traitement de la série et même dans la photographie. Weeds est coloré, édulcoré (de ce que j’en ai vu jusqu’à lors) alors que Breaking Bad est beaucoup plus noire, dans son sujet comme dans l’image, souvent sombre. Et beaucoup plus réaliste aussi.
Outre le fait que l’acteur qui incarne le fils de Walter (RJ Mitte aka Walt Junior) soit réellement handicapé, la série plonge le spectateur dans l’Amérique d’aujourd’hui, celle où un professeur de lycée doit recourir à un second emploi pour arrondir ses fins de mois, celle qui ne soigne pas ses malades à défaut d’une bonne assurance maladie…
Comme pour Dexter, la série est politiquement incorrecte ce qui ne nous empêche pas de nous attacher à ce personnage, de vivre son secret, traverser ses galères, et, même si l’on voit les conséquences souvent dramatiques de ses actes, souhaiter qu’il continue, qu’il s’en sorte. Lui et son acolyte, Aaron Paul aka Jesse Pinkman, qui distribue les méthamphétamines ! Dans la distribution des rôles on peut aussi souligner celle de Dean Norris aka Hank, le beau-frère de Walter qui bosse à la DEA (Brigade des stupéfiants US) pour corser le tout.
Côté réalisation, on est ici loin des séries où tout va très vite, où tout explose, où toute intrigue lancée en générique trouve sa solution à la fin de l’épisode. La série, créée par Vince Gilligan, est au contraire lente, avec de longs plans qui illustrent parfaitement le doute, la noirceur, l’angoisse du personnage et la nôtre avec. Bien évidemment, les auteurs n’ont pas oublié de rajouter une pincée d’humour (noir), de répliques grinçantes émanant aussi bien de Walter, son beauf (excellent) et de Jesse (dont le délire sur la Nouvelle-Zélande et ses châteaux m’a bien fait marrer, et égratigne au passage les notions de géo de certains américains) ! On est pris dedans. On est accro. On en redemande.
Et ça tombe bien la saison 3 vient de redémarrer (aux US).
Je ne peux pas terminer cette note sans 2 petites choses :
- Un remerciement à Msiou pour m’avoir fait découvrir cette série. Merci poulet !
- Et le trailer, en VO, désolé mais celui diffusé par Orange est franchement pas terrible !
Et allez comme je suis un type sympa, je vous met aussi la 1ere scène de la série qui donne le ton :
- En France, les deux premières saisons ont été diffusées sur Orange CineMax ↩
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Raaaaa bordel il va falloir que je m’y mette alors… Msiou m’en avait parlé mais j’ai regardé les 5 premières minutes du premier épisode et j’ai arrêté je ne sais plus pour qu’elle raison (sûrement manque de temps).
Bref je viens de commencer Dexter en me disant que je ratais quelque chose et j’adore déjà cette série. J’avais fait la même chose pour 24 et j’en suis fan. Du coup ça va être au tour de Breaking Bad à partir de cet été voire plus tôt si j’ai le temps.
@Gauthier: Trop bien Dexter ! Bon moi je dois t’avouer que j’ai jamais vu 24 ! Ouais je sais… mais bon là c’est comme Lost y a trop de saisons à rattraper ! C’est pour ca que je me suis mis dans Breaking Bad (et FlashForward) ça venait de commencer aux US.
@Julien: Ouais mais franchement 24 ça se rate pas! Autant Lost je comprends que ce soit compliqué à rattraper mais 24 tu pourrais regarder la saison 3 sans trop difficultés même si pour comprendre quelques détails il faut avoir vu les saisons précédentes.
Très franchement tu verras que les 3 premières saisons de 24 sont géniales, La 4e est pas top mais se regarde bien mais les 5 et 6 sont à chier et puis les 2 dernières (la 8e est en cours et c’est l’ultime saison de la série) sont un peu mieux.
Bref IL FAUT que tu regardes 24
@Gauthier: Bon je vais m’y mettre alors histoire de ne pas mourir inculte
Mais où est ce que je vais bien pouvoir les trouver…
@Julien: DTC?
Je t’en prie poulet
C’est en mattant la s1 que je me suis dit que Bryan Cranston est un sacré bon acteur ! Bluffant !
La s3 est sympa ça se réinstalle doucement mais a mon avis ça va déboiter sévère ^^