Rue Mouffetard - ParisL’an dernier en emménageant dans cet appartement, dans les Hauts-de-Seine, je m’étais dit que ça serait la dernière fois avant bien longtemps. J’étais resté un an dans le précédent, et je venais de galérer à déménager. C’est ça quand on commence à être enfin bien équipé, quand on passe de l’appart d’étudiant à l’appart de jeune adulte, avec sa propre machine à laver, son sèche linge, son frigo avec congel, bien souvent rempli a 30% de sa capacité parce qu’on vit seul mais qu’on ne veut pas en acheter un qui deviendrait trop vite trop petit dans l’hypothèse où…

Je pensais être installé une bonne fois pour toute. Surtout que là, j’étais en plein centre, à 2 minutes de mon boulot. Mais quelque part, je savais que je bougerais, mais pour mon propre appartement cette fois. L’envie d’acheter m’a pris, d’avoir mon chez-moi, d’investir, d’arreter de balancer des loyers que je ne retrouverai jamais. Avec le recul, je me dis que j’ai bien fait d’attendre, ou du moins que la cherté des appartements dans le coin a eu ses côtés positifs.

J’étais prêt à me poser pour de bon. C’était il n’y a encore pas si longtemps. Et dans quelques semaines, je vais me retrouver au bout du monde. J’ai toujours été un peu comme ça je crois. Casanier d’un côté, et en même temps, l’envie de ne pas m’enfermer, de ne pas me faire enfermer.

En attendant le jour J, j’ai retrouvé mon Paris, mon Quartier Latin, ma rue Mouffetard, une certaine Way of life. Je viens à peine de revenir et même si j’en étais vraiment pas loin, une chose est sûre : Paris m’a manqué. Alors pour beaucoup, lire les Provinciaux, c’est incompréhensible. Et je souris en lisant la note de Jub, car c’est tout à fait ce que je pense et voulais dire.

Pour beaucoup de mes amis, Paris signifie une vie infernale, les bouchons, metro boulot dodo, du monde partout…mais moi c’est ça que j’aime. Maso ? peut être. Mais j’aime qu’il y ait du monde dans mon quartier même à onze heures le soir, pour ne pas dire 1h ou 2h. Je me souviens de ma dernière année d’étude, à Paris, où je finissais les cours à 21h, que j’étais chez moi à 22h. Le fait de voir tous ce gens là dehors, à la terrasse d’un café, faire la queue au kebab du coin… on se dit que la journée n’est pas tout à fait terminée. Et puis c’est tellement plus gai qu’une ville où à 18h les rues sont vides, où tout est fermé le dimanche. J’aime le fait de pouvoir aller au cinéma sans avoir à prendre ma voiture, sans avoir à payer un parking, j’aime la vie culturelle que Paris nous offre, ses salles de spectacle, de concert, de théatre, et pas seulement une salle omnisport qui ferait office de salle de basket le samedi et concert le dimanche, où le son ne serait pas top (expériences Indochine et Superbus)… Même si je n’en profite pas à fond, comme un touriste qui n’aurait que 10 jours pour tout faire tout voir, j’aime la simple idée d’en avoir les moyens.

Dans les conversations avec mes amis, le sujet “allez! viens bosser sur Le Havre, on sera à côté, on sera ensemble !” reviens souvent sur le tapis. Et là c’est pareil : je suis pris entre d’un côté le “ouais ayons une vie pépère en Normandie” et d’un autre côté, “non je ne pourrais pas, j’aurais trop l’impression de m’enfermer !” Je sais c’est bizarre. La ville a beau compter 200 000 âmes, c’est pas pareil. C’est pas Paris !

Alors pendant ce mois et demi à Paris, je compte bien en profiter un peu…

NB: Désolé pour le côté très parisianniste de cette note.

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