Souvenez-vous chers lecteurs, je vous disais n’avoir jamais sauté a l’élastique. Aujourd’hui, je peux le rayer de ma liste.

Jeudi pour mon jour de congé, je suis allé me balader à Taupo a environ 2h au nord de Napier, ville célèbre pour son lac, Lake Taupo (Taupomoana), et pour son saut à l’élastique, le Taupo Bungy (Bungy = saut à l’élastique en VO ^^), de 43 mètres au dessus de la Waikato River. Site exceptionnel. Et pour mon premer saut, c’était important. Je ne voulais pas sauter du haut d’une grue dans une fête foraine.

Du haut des 43 mètres, belle vue sur Taupo et ses alentours. En dessous la rivière donc. Le seul de l’île du Nord à proposer un saut où vous pouvez toucher l’eau.

Je me suis donc lancé. Ma collègue argentine l’avait fait quelques semaines auparavant. Mes amis irlandais s’étaient fait un saut en chute libre. J’avais besoin moi aussi d’adrénaline, d’un truc sensass. J’y pensais depuis quelques jours. Je m’y suis préparé mentalement. Si bien qu’une fois sur place, mis à part un petit stress (logique), je n’avais plus peur.

Je suis donc monté sur la balance, et on m’a inscrit mon poids sur la main gauche afin que les deux personnes qui s’occupent de vous attacher règlent bien la corde. Pour la petite anecdote, un groupe de jeunes Coréens a aussi sauté ce jour-là. Des gamins de 13-14 ans !! Ca m’a aidé. Je me suis dit que si eux le faisaient, je pouvais bien le faire. Sauf que juste avant de sauter, le moniteur demande au gamin si Kim Whang Li 1 est bien son nom. Et là le gamin qui était déjà attaché répond que non !!! C’est un autre Coréen !! Il a fallu réajuster la corde !! Quelques kilos de différence. Quand on voit ça, on stresse un peu !!

C’est désormais mon tour de sauter les pieds attachés à une corde, tel que le font depuis des siècles les habitants de Vanuatu.

Je demande à toucher l’eau. Jusqu’à la moitie de mon corps. Soyons fun !! On m’explique alors qu’il faut se laisser tomber tête la première pour avoir une chance de toucher la rivière. Adieu le beau saut de l’ange que je voulais faire. Un dernier coup d’oeil à la camera appareil photo pour un beau sourire (ou pas), puis 3-2-1 GO !!

Pas d’hésitation. J’y suis allé direct. Je n’ai pas regardé en bas avant de sauter, juste l’horizon !!!

Et c’était MORTEL !!! Les tout-premiers instants, à peine une seconde, j’avais le souffle coupé, mais les yeux grands ouverts. Sensation énorme. Puis, une fois rassuré, un grand de cri de bonheur !! Trop trop bon !! J’ai même lâché un beau « Oh my God » 😉

Moment très court. Mais j’ai pas touché l’eau… Une fois sur terre, encore tout excité par mon saut, je n’avais qu’une envie c’était de ressauter tout de suite ! Sensation partagée par l’Américaine derrière moi.

Une poignée de secondes d’extase !! Mais un moment indélébile. Bien gravé dans ma mémoire. J’ai tout de même acheté le package complet, photos, CD Rom, DVD, T-shirt !! Je vous mets la vidéo dès que je peux, si je peux.

En attendant, voici les photos !

Prochaine étape : un saut à 134m, depuis un téléphérique, à Queenstown, dans l’île du Sud, lieu où est né le Bungy. Eh oui, pour info, le saut à l’élastique tel que nous le connaissons aujourd’hui a été créé par 2 Kiwis à la fin des années 80 en Nouvelle-Zélande. Depuis, grâce à cela et à d’autres pratiques sportives extrêmes, la ville de Queenstown a été baptisée Capitale mondiale de l’extrême, de l’aventure !!!

Je n’ai jamais osé sauter à l’élastique Ça, c’est fait !!! ^^

  1. le nom a été changé, il ne s’appelait pas comme ça, mais ça y ressemblait 😉