New Plymouth - Taranaki - North Island - New Zealand

Les premiers kilomètres dans ma voiture et je suis déjà aux anges : mon iPod branché sur le radio-K7, les paysages défilent en même temps que les Johnny Cash, AaRON, David Gray, Snow Patrol, Raphaël, Heather Nova, bien sûr Saez mais encore Jean-Jacques Goldman. Le soundtrack de ma life.

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Cape Egmont – New Zealand – © Julien Blavette

Je peux rouler des heures ainsi. Le soleil s’apprête à se coucher, je gare la voiture devant le phare du Cape Egmont, le point le plus à l’ouest de l’île. Je suis face à la mer attendant de voir le ciel rougir. Mais les épais nuages ne me font rien voir. Pas plus que dans mon dos, ils ne m’offrent une vue sur Taranaki, le volcan aux parfaites dimensions. Celui-ci a formé en sortant de terre un demi-cercle parfait, empiétant sur la mer de Tasman. Tout aussi parfait est son cône symétrique. Sa ressemblance avec le Mont Fuji lui a d’ailleurs valu de jouer les arrières plans dans des films tels que Le Dernier Samouraï. Malheureusement pour moi, si sur la route j’ai pu apercevoir quelques tracées de neige, je ne vois dorénavant plus rien. Et des deux jours passés dans la région, je n’en verrais pas plus. Le Mont Taranaki (en Maori la montagne sans végétation, Mount Egmont en anglais, mais peu sont ceux qui utilisent ce nom) ne se montre pas si facilement. Il paraît que son somment est totalement dégagé seulement 5 jours dans l’année. Amis photographes…

Malgré l’absence d’un beau coucher de soleil à Cape Egmont, je ne regrette pas le détour pour gagner New Plymouth par la Surf Highway 45, l’autoroute du surf. Inutile de préciser qu’elle doit son nom des plages pour surfeurs tout au long de la côte. La nuit tombante je quitte le phare pour rejoindre New Plymouth à une vingtaine de kilomètres plus au nord.

Je me pose dans une auberge sympathique, un peu à l’écart du centre 1 pour deux nuits. Le temps n’étant pas clément, je renonce à une rando d’une journée et même un temps imaginé à ma journée de ski à laquelle que je tiens tant depuis le début de mon aventure néo-zélandaise mais que j’ai tant de mal à caler.

Je pars pour une balade en bord de mer. En cours de route, je croise cette œuvre d’art que la ville et ses dépliants mettent en valeur : le Wind Wand. Comme souvent avec l’art contemporain, j’ai du mal à saisir le concept, l’idée. Je me demande à quoi sert cette boule en haut de cette longue perche courbée. Je m’interroge un moment sur comment la prendre en photo, comment faire ressortir cette œuvre, la mettre à mon tour en valeur. Puis me ressaisis : who cares ? Je passe mon chemin et le continue vers le port et sa cheminée qui me rappellerait presqu’un temps la ville de mon enfance. Comme cette dernière, New Plymouth vit beaucoup de ses activités pétrochimiques.

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New Plymouth – Brooklands Zoo – New Zealand – © Julien Blavette
New Plymouth - Sunset - North Island - New Zealand
Sunset on New Plymouth -New Zealand – © Julien Blavette

Mais je me dirige surtout vers le Paritutu Rock, un rocher vieux de 1.75 million d’année mesurant 153 mètres de haut. Certes pas très haut, mais abrupt. L’ascension et la vue sur la ville terminées, je décide, bien qu’ayant déjà beaucoup marché, de rejoindre le grand parc de New Plymouth et son zoo : les Pukekura Park et Brooklands Zoo, gratuit. Évidemment, comme me l’avait précisé l’aubergiste, la gratuité a ses limites, ou ses raisons, et donc pas de lions, éléphants girafes, ou crocodiles, mais des animaux de ferme, des lamas, des oiseaux et des singes. Ces derniers m’amusent. Surtout un que je vois intrigué par l’appareil photo.

Ma journée se termine cette fois par un coucher de soleil.

Le lendemain je reprends la route, toujours vers Aukcland, avec un arrêt à Waitomo Caves.

  1. Mais juste à côté du Pak’n Save !! ^^