Ça y est. Après deux mois et demi, je me suis séparé de ma compagne de route, Emeraude. Il était temps pour elle d’aller voir ailleurs, d’être entre les mains d’un nouveau voyageur. D’autant, qu’elle allait commencer à me coûter cher.

Il ne m’aura fallu au final pas plus d’une semaine pour la vendre. Non pas au prix que j’en aurais souhaité ($2,400) mais au prix que je l’ai achetée ($1,800). Elle ne m’aura donc coûté que 3 pneus ($200) et 2 plaquettes de frein ($120). Voilà pourquoi je souhaitais la revendre un peu plus cher. Parce qu’elle en valait effectivement plus, parce que j’avais eu des frais que je souhaitais amortir, et surtout parce que c’était la bonne saison. Au début de l’été, les voitures mais surtout les vans partent comme des petits pains, et il n’est pas rare de voir les prix gonfler, quand ces derniers chutent en plein hiver.

Mais je n’ai pas eu la patience, ni surtout le temps et le budget d’attendre qu’on me l’achète plus cher. Plus j’aurais attendu, plus mes (prochaines) vacances aux Fiji se seraient écourtées. J’aurais certes pu décaler mon billet de retour pour la France mais en approchant de décembre les disponibilités auraient elles aussi été amoindries. Et puis, au final, l’argent gagné dessus aurait payé les nuis supplémentaires en auberge. Parfois certains le font, mais se retrouvent 10 jours plus tard à vendre un véhicule qu’ils auraient vendu le même prix plus tôt. Donc bon.

Et puis surtout, je voyais les dépenses arriver avec le nouveau contrôle technique. Hier après avoir bien lavé la voiture, je me suis rendu compte d’un impact sur le pare-brise. Et aussi infime soit-il ça ne serait pas passé au WOF (contrôle). J’aurais du me payer un Carglass, ou plutôt un Smith & Smith !! Les mêmes : même voix débile, qui joue très mal, à la radio et qui nous explique qu’avec sa résine il peut réparer un impact de la taille d’une pièce de 2 euros…la suite vous la connaissez… Bref, en la vendant aujourd’hui, sans réparer le pare-brise j’économise mes dollars, pas de WOF non plus où ils auraient surement trouvé des trucs à faire, à changer…

Je suis soulagé. Même si cela n’a prix qu’une semaine, j’avais un peu peur qu’elle ne me reste sur les bras. Du coup là je souffle. Les 3 derniers jours à Auckland, et en Nouvelle-Zélande (ça fait drôle de l’écrire, de réaliser), vont être plus reposants. Et jeudi je m’envole pour les Fiji, ça y est, j’ai les billets…